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Admin
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Des patients psychiatriques comme cobayes

le Mer Avr 05 2017, 02:37




L'industrie pharmaceutique suisse a utilisé des patients psychiatriques comme cobayes

La Clinique psychiatrique universitaire de Bâle (PUK) a testé des médicaments non homologués sur ses patients entre les années 1950 et 1970, ressort-il d'un rapport publié mardi par l'Université de Berne après l'étude de 330 dossiers médicaux. Plus de 1 000 personnes auraient été victimes de ces pratiques, dont les possibles conséquences négatives sur leur santé n'ont pas encore été étudiées.
De nombreuses "zones grises"

La clinique mise en cause se défend en soulignant qu'au moment des tests, de nombreuses "zones grises" existaient sur le plan juridique.

Près de dix pour cent de tous les patients souffrant de schizophrénie ou d'autres troubles de l'humeur passés par cette clinique sont concernés par les révélations de l'enquête.

Les patientes féminines étaient utilisées plus fréquemment pour les tests d'une soixantaine de molécules. Par contre, aucun test ne semble avoir été mené sur des enfants. "Parmi les préparations testées figuraient des produits qui ont été commercialisés par la suite, mais également des médications n'ayant jamais reçu l'agrément", notamment en raison d'effets secondaires, stipule le rapport. Les documents examinés ne permettent pas d'établir si les patients étaient conscients des substances qui leur étaient réellement administrées.
Une "collaboration étroite avec l'industrie pharmaceutique"

"Une collaboration étroite avec l'industrie pharmaceutique semble avoir été nouée", estiment les auteurs. Une mauvaise mention des sources ne permet cependant pas d'étayer la nature de cette collaboration. Les archives du groupe Roche n'ont pas été consultées, faute de temps, tandis que le groupe Novartis a refusé de participer à cette enquête, préférant se concentrer sur celle portant sur la clinique psychiatrique de Münsterlingen, de plus grande ampleur.

Les Cliniques universitaires psychiatriques de Bâle (UPK), qui ont succédé à la Clinique psychiatrique universitaire de Bâle (PUK) ne vont pas demander de nouvelles études, a indiqué la directrice Anne Levy. Les sources sont incomplètes et les conclusions de la première étude suffisent à la clinique. L'UPK accepte toutefois de collaborer avec des chercheurs qui seraient intéressés à approfondir le sujet.

Bâle est le centre suisse de l'industrie pharmaceutique. Les sièges sociaux de Novartis et Roche y sont établis.

_________________
Mayanne
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