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Planète Terre: les dangers qui nous guettent d’ici 2055

le Jeu Juin 01 2017, 02:53

D’ici 2055, les voitures se conduiront toutes seules, l’accès à internet sera décuplé et les robots intelligents feront partie de nos vies quotidiennes. Malgré ces progrès technologiques, nous avons échoué à résoudre certains problèmes. Par exemple, la planète n’a pas encore réussi à se défaire de sa dépendance aux énergies fossiles ou aux antibiotiques. Ou encore : la forêt tropicale se trouve toujours en danger et plus de personnes éprouvent des problèmes de santé mentale. Bien que 2055 paraisse encore loin, la science et la technologie doivent se pencher dès maintenant sur ce qui pourrait menacer notre avenir. Voici ce à quoi pourrait ressembler la vie sur terre en 2055.

Les forêts tropicales pourraient disparaître

Chaque année, la déforestation engendrée par l’exploitation forestière et l’agriculture réduit le territoire des forêts tropicales. Conséquence? Certains médicaments indispensables à la vie pourraient finir par disparaître avec elles. Ce pourrait être le cas du Taxol, un remède contre le cancer qui est fabriqué à partir des graines d’un pin présent dans ce type de forêt. Au rythme actuel, c’est entre un tiers et près de la moitié de la forêt tropicale qui devrait disparaître d’ici 2055, selon un rapport de l’International Journal of Climatology.

Des maladies se propageront plus facilement

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’ici 2030, 60 000 personnes de plus mourront de la malaria chaque année. En raison du réchauffement climatique des dernières années, les moustiques porteurs de la maladie, qui a tué 630 000 personnes l’an dernier, propageront la malaria dans des régions qui n’avaient jamais été à risque auparavant. Même constat pour la dengue et la fièvre jaune. Les moustiques qui transportent ces maladies tuent chaque année 50 000 personnes, et de nouvelles régions seront maintenant touchées. En 2055, l’OMS prévoit que 4,6 milliards de personnes seront menacées par ces maladies. La même situation pourrait se produire avec le choléra, qui éclot aussi sous des climats plus chauds. La maladie tue entre 100 000 et 130 000 personnes chaque année dans le monde, presque exclusivement dans les régions où il y a des pénuries d’eau potable.

Les cas de démence devraient tripler

Comme les gens vivent plus longtemps, ils seront touchés par de plus en plus de maladies liées au vieillissement. Les plus inquiétantes seront celles difficiles à diagnostiquer ou à traiter, comme la démence. En 2055, les cas devraient tripler, passant de 36 millions à un étonnant 115 millions, d’après un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé. Plus de 50 % des personnes atteintes vivent dans des pays à faible et moyen revenus. En 2055, cette proportion devrait augmenter à plus de 70 %. L’obstacle le plus important au traitement du trouble dans de nombreux pays est l'incapacité de faire un diagnostic précoce : les programmes de sensibilisation et les soins médicaux sont coûteux, même dans les pays riches. Entre le cinquième et la moitié des cas de démence est reconnu à temps pour que le trouble soit adéquatement traité.

La population des villes devrait tripler

En 1950, un peu moins de 750 millions de personnes vivaient dans les zones urbaines. Aujourd’hui, ce chiffre a grimpé à 4 milliards, soit plus de la moitié de la population mondiale. Au milieu du siècle, on prévoit que près de 6,3 milliards de personnes vivront dans des villes. En plus du surpeuplement, cela encouragera la propagation de maladies infectieuses et de virus, de la tuberculose en passant par la grippe. Comparativement aux régions rurales, les villes consomment environ les trois quarts de la production mondiale d’énergie et produisent la même quantité de dioxyde de carbone. Un accroissement de la population urbaine exercera une pression accrue sur les demandes d’énergie et générera plus de pollution, rendant ainsi l’air toxique et causant le décès prématuré de millions de gens.

Des supermicrobes pourraient tuer des millions de personnes

Aujourd'hui, les infections qui ne répondent plus aux médicaments courants tuent 700 000 personnes par année. En 2055, on croit qu’on atteindra les 10 millions de décès par an. Le problème des bactéries résistantes aux antibiotiques a été exacerbé par le fait que les médecins et les pharmaciens du monde entier les prescrivent librement et que les agriculteurs les utilisent délibérément dans leurs récoltes et dans l’alimentation animale. En raison de cette utilisation délibérée, les antibiotiques se trouvent maintenant presque partout, dans l’eau comme dans le sol. À moins que la demande ne diminue ou que la règlementation sur leur utilisation se raffermisse, nous sommes condamnés à vivre dans un monde où des millions de personnes mourront d’infections qui ne pourront plus traiter.

Un accès à l’eau réduit pour la moitié de la population

En 2015, 1,1 milliard de personnes n’ont pas un accès adéquat à l’eau et 2,5 milliards vivent dans des régions en pénurie. D’ici 2055, ces chiffres augmenteront. Les populations des zones concernées, principalement au Moyen-Orient et en Afrique, auront aussi des difficultés à protéger leur environnement, à irriguer leurs champs ou à vaquer à des activités domestiques et industrielles normales. En ce moment, le tiers des fleuves du monde a disparu. Avec la croissance démographique et le réchauffement de la planète, la situation ne fera que s’aggraver. L’assèchement des lacs et des rivières libèrera plus de gaz à effet de serre dans l’air, comme le dioxyde de carbone et le méthane, ce qui pourrait aggraver les changements climatiques. En raison du cycle de l’eau, le monde devra également faire face à plus de sècheresses, ce qui causera des feux de friches au moins deux fois plus destructeurs.

Le coût exorbitant du pétrole

L’augmentation de la population entraînera la construction de plus de maisons et la circulation de plus de voitures, et surcroit une demande accrue pour les ressources énergétiques. Selon un rapport de la HSBC, si l’utilisation mondiale d’énergie se poursuit au rythme actuel, la planète sera confrontée à diverses problématiques en 2055. On parle notamment d’une augmentation de 110 % de la demande en pétrole, qui devrait passer à plus de 190 millions de barils par jour, et d’une hausse de 50 % de la demande totale d’énergie. Le coût de l’extraction du pétrole devrait aussi monter en flèche. En effet, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit que le prix du bail pourrait atteindre 200$. Les combustibles non fossiles joueront donc un plus grand rôle, car les experts croient que d’ici 175 ans, les autres énergies plus polluantes disparaîtront complètement.

Une augmentation des attaques informatiques

D’ici 2025, les experts estiment que les individus malveillants présents sur le Web vont accélérer leurs jeux de piratage. Selon ces mêmes experts, une grande attaque causant d’importantes pertes de vie et de biens pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars. Aujourd’hui, les pays et les militaires ont commencé à s’aventurer sur le territoire du piratage. Par exemple, le groupe État islamique a récemment lancé une opération appelée Cybercalliphate, et la Russie appuierait un groupe de pirates financé à même les coffres de l’État. Des attaques potentielles qui pourraient toucher les banques, les entreprises et les données privées, mais aussi causer des dégâts tangibles aux citoyens d'un monde de plus en plus tributaire de la technologie.

Des espèces de poissons pourraient disparaître

Selon un rapport publié par l’ONU, si la pêche mondiale se poursuit au rythme actuel, toutes les réserves de poissons pourraient disparaître d’ici 2050. Pour remédier à ce problème, de nombreuses organisations, dont l’ONU et la Commission européenne, ont essayé d’imposer des limites de capture. Personne ne connait les dommages que l’extinction de certaines espèces de poissons pourrait causer aux écosystèmes du monde ou les impacts réels sur les humains. Près de 3 milliards de personnes tirent le cinquième de leurs protéines de la consommation de poissons, ce qui en fait une source d’alimentation plus importante que la viande de bœuf. Nous utilisons aussi une multitude de médicaments fabriqués à partir d’espèces marines. Il y a aussi l’argent. Entre 10 % et 12 % de la population mondiale comptent sur la pêche et l’aquaculture pour assurer leur subsistance, et ces activités contribuent à environ 129 milliards de dollars tirés des exportations mondiales, dont la moitié qui vient des pays en développement.

Des ouragans plus fréquents et plus forts

Vous souvenez-vous de l’ouragan Sandy? Ce pourrait être un simple aperçu de ce qui nous attend. Alors que nos grands-parents n’ont probablement vu qu’une seule tempête de ce genre, nos petits-enfants pourraient en vivre au moins 20 de la sorte au cours de leur vie. Bien que les changements climatiques soient plus connus pour faire monter le niveau de la mer et la température, ils intensifieront également les tempêtes. Puisque la planète se réchauffe, il y a davantage de vapeur d’eau – le carburant des ouragans – qui pénètre dans l’atmosphère. Cette combinaison pourrait, en 2100, augmenter de 300 % la puissance des ouragans, selon les évaluations de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis. À mesure que les océans se réchaufferont et que les glaces de la mer du Nord fondront, le niveau de la mer augmentera et multipliera la fréquence des inondations partout dans le monde.

La vie privée menacée

Alors que les citoyens sont de plus en plus préoccupés par l’utilisation des drones et autres technologies du genre (comme les nombreuses caméras de surveillance dans les lieux publics), on prévoit que les données seront au cœur de la révolution numérique. La poursuite de la croissance exigera assurément un plus grand degré de transparence entre les gens et les périphériques, empiétant ainsi sur les différents aspects de notre vie privée. Il est difficile de prévoir toutes les conséquences possibles, mais ceux qui pensent pouvoir gérer leur propre identité pourraient être confrontés à d’importants problèmes légaux.

Des problèmes pulmonaires plus graves

En 2055, le nombre de décès causés par la pollution de l’air augmentera et plus de 6 millions de personnes en mourront chaque année, selon un rapport récent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Comment? En plus d’un air plus pollué, le temps chaud accélérera les réactions chimiques produites par de nombreux polluants. On parle notamment de l’ozone troposphérique, un produit chimique qui irrite le tissu délicat des poumons. Le produit cause de la toux, une sensation de brûlure, une respiration sifflante et un essoufflement lors de l’inhalation. L’ozone aggrave souvent les affections respiratoires comme l’asthme et l’emphysème. En Inde, où le problème est particulièrement intense, l’OCDE estime qu’environ 130 personnes sur 1 million mourront prématurément aux suites de l’exposition à l’ozone
D’importantes villes inondées

Si les émissions de dioxyde de carbone se poursuivent impunément, le niveau de la mer montera d’environ un mètre partout sur la planète d’ici 2100. Sans planification adéquate, de nombreuses villes côtières situées entre New York et Calcutta pourraient être dévastées. Bien entendu, les effets de la hausse du niveau de la mer se feront sentir avant 2100. Si le niveau monte de seulement 45 cm, beaucoup de gens perdront leur maison, et certaines villes perdront de précieux atouts. Un rapport de l’OCDE, publié en 2008, prévoyait que Calcutta serait la ville la plus durement touchée, avec 14 millions de personnes et 2 billions de dollars en biens exposés, en 2070. La ville de New York fait aussi partie de la liste, avec 2,9 millions de personnes et 2,1 billions de dollars en biens exposés. En 2050, la marée montante se fera durement sentir aux États-Unis, où la plupart des villes situées le long de la côte nord-est connaîtront des inondations de plus de 30 jours chaque année.

Des pannes électriques plus fréquentes

L’ouragan Sandy a réussi à plonger dans le noir une bonne partie de la ville de New York en 2012. Ce type de situation serait sur le point de devenir beaucoup plus fréquent. Le niveau de la mer plus élevé, de puissantes tempêtes tropicales et l’accroissement de la consommation d’énergie partout dans le monde conduiront à des pannes d’électricité généralisées. Aux États-Unis, les effets seront plus importants dans les villes populeuses du nord-est, comme New York et Philadelphie. En 2055, jusqu’à 50 % de plus des gens y seront temporairement privés d'électricité. De La Nouvelle-Orléans au Connecticut, les pannes de courant augmenteront de façon spectaculaire.

Des millions de personnes manqueront de nourriture

Chaque décennie, le réchauffement de la planète diminue de 2 % la quantité de nourriture que nous produisons dans le monde entier. Même si ça semble peu, cela signifie que d’ici les 10 prochaines années, nous allons perdre 4 440 000 tonnes métriques d’aliments, et une tonne équivaut à 1 000 kg. Le problème évoluera ainsi : des ravageurs et des agents pathogènes se propageront dans des zones plus chaudes et sèches, où ils n’ont pas été problématiques auparavant. Le problème sera particulièrement présent en Afrique et en Asie du Sud, d’où provient une grande partie de la production alimentaire mondiale. Les récoltes de blé, de maïs et de millet diminueront : les chercheurs estiment qu’elles chuteront de près de 10 % d’ici 2055. Comme la quantité de nourriture produite diminuera, la demande augmentera. Un accroissement rapide de la population s’ajoutera à la demande, qui connaîtra une hausse de 14 % d’ici le milieu du siècle. Dans ce scénario à forte demande, le prix du riz et du maïs devrait doubler. Des millions d’enfants souffriront de malnutrition, ce qui ralentira grandement leur développement.

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Mayanne
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