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Sauver Internet !

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Sauver Internet !

Message par Admin mayanne le Ven Déc 08 2017, 02:43





Pourquoi la fin de la neutralité du Net aux États-Unis doit nous inquiéter.

À Washington, aux abords de la Federal Communications Commission (FCC), un panneau de protestation a été installé.©️ Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images À Washington, aux abords de la Federal Communications Commission (FCC), un panneau de protestation a été installé.

Dans un monde globalisé, ce qu'il se passe de l'autre côté de l'Atlantique n'est jamais sans risque pour une autre partie du monde.

Aux États-Unis, la neutralité du Net est en train de vivre ses derniers jours. Le régulateur des télécoms s'apprête à adopter des mesures qui auront pour conséquence de laisser la voie libre aux fournisseurs d'accès à Internet pendant que la résistance s'organise comme elle le peut, sans trop y croire.

Pour bien comprendre ce que cela veut dire, il faut d'abord avoir en tête ce qu'implique le principe de neutralité du Net. Son essence pourrait être résumée comme ceci : il s'agit de l'idée que tout ce qui circule sur Internet doit pouvoir le faire sans discrimination. L'égalité des flux d'information permet un accès égalitaire au réseau : l'internaute a accès à la même chose que son voisin, quelque soit son niveau de revenus. Il a aussi les mêmes droits d'expression, encadrés par la loi. Contrairement aux médias traditionnels, Internet est une forme de démocratie de l'information dans laquelle il n'y a pas d'internaute de seconde zone.

Or, ce principe est considéré comme peu rentable par les trois principaux fournisseurs d’accès américains – Verizon, Comcast et AT&T – qui militent pour sa mise à mort. En d'autres termes, ces entreprises souhaitent pouvoir mettre sur le marché des offres pour le moment interdites : un accès prioritaire au réseau moyennant un forfait, des bouquets avec des services Web exclusifs, des prix différents sur la consommation de bande passante, etc. En gros, la fin de la neutralité du Net signerait le début de la dérégulation.

Risque d'un Internet à deux vitesses

Cette perspective est loin d'être souhaitée par l'ensemble des acteurs du numérique. Ainsi, presque toute la Silicon Valley y est opposée, mais aussi de nombreux spécialistes du Web et de ses réseaux. Alors que tout prédispose l'administration Trump à se défaire de la neutralité du Net, la grogne populaire s'organise, même en sachant ses chances minimes :

La crainte partagée ? Voir Internet devenir un espace à deux vitesses, avec d'un côté ceux qui ont les moyens de se payer un haut débit, de l'autre ceux qui n'auraient pas accès à tous les contenus.

L'idée que tous les internautes doivent être traités de manière identique est un véritable garde-fou pour préserver la dimension démocratique de la Toile. Alors que Barack Obama était président des États-Unis à l'époque, la Federal Communications Commission (FCC) entérinait un principe important en février 2015 : l'Internet américain devenait "bien public". Une décision qui de facto interdisait aux fournisseurs d'accès de bloquer des contenus ou d'avoir la main sur la vitesse des flux de données selon le prix payé par un internaute. Sauf que l'arrivée de Donald Trump a tout changé, puisque le nouveau président américain n'a jamais caché son intention de détricoter la neutralité du Net. Même avant son élection, une lettre signée par 150 personnes de la Sillicon Valley faisait déjà état d'inquiétudes sur l'avenir de l'Internet neutre. En nommant à la tête de la FCC un certain Ajit Pai, ancien conseiller d’un opérateur américain fermement opposé à la neutralité, Donald Trump jetait ses dés.

Surfez, vous êtes observé

Vous avez sans doute déjà entendu cette personne "qui ne voit pas le mal qu'il y a à être scruté sur le Net" dire : "Je n'ai rien à cacher après tout". Imaginez qu'on vous filme chaque jour et qu'on se serve ensuite de ce que l'on voit de vos activités pour revendre vos données personnelles ou encore vous faire payer des choses à la carte. C'est le même principe qui est en jeu avec la neutralité du Net, comme le montre cet article de Numerama qui a imaginé des cas de figure à la française, ou cette infographie du Washington Post qui devisait en 2014 sur ce à quoi pourrait ressembler un Net sans la neutralité qui le protège :

Dans le détail, les utilisateurs américains risquent de voir leur consommation d'Internet tout à coup analysée et payable à la carte, donc. En France, c'est un peu comme si le groupe Altice, qui possède Libération, avait tout à coup le pouvoir de vous facturer vos lectures d'articles mis en ligne par un autre média. Effrayant, non ?

Pour l'heure, le cadre européen semble heureusement plutôt opposé à une telle dérégulation. Mais la protection de la neutralité du Net se cache parfois dans des interstices à surveiller. Par exemple, le zero rating, pratique consistant à offrir un accès illimité à certains services (donc sans les décompter du forfait), entre clairement en conflit avec la neutralité du Net : séduisante au demeurant puisqu'elle permet une offre "en plus" pour l'abonné (par exemple, lorsque l'opérateur a un partenariat avec YouTube ou Spotify, pour ne citer qu'eux), elle n'en est pas moins déloyalement concurrentielle pour d'autres opérateurs. Sur ce point, le Berec (notre FCC européen) n'interdit pas le zero rating mais propose d'en encadrer les pratiques afin d'éviter qu'un service soit plus mis en avant qu'un autre.

Si le sort de la neutralité du Net américain n'a en l'espèce aucune conséquence sur notre façon de naviguer, il faut avoir en tête que l'exemple américain peut toujours être prescripteur. Après tout, s'il y a bien une chose qui ne connaît pas de frontière, c'est Internet.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/technologie-et-sciences/pourquoi-la-fin-de-la-neutralit%c3%a9-du-net-aux-%c3%a9tats-unis-doit-nous-inqui%c3%a9ter/ar-BBFvtRD?li=BBqiQ9T&ocid=mailsignout

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Re: Sauver Internet !

Message par Admin mayanne le Sam Déc 16 2017, 05:52

Neutralité du Net : la FCC choisit d'y mettre fin

 Source : La Tribune

La fin de la neutralité du Net a été décidée par la FCC aux Etats-Unis après une consultation publique gavée de fakes et de faux comptes. Les opérateurs vont pouvoir donner des priorités de bande passante à ceux qui pourront les payer.

En nommant à la tête de la FCC Ajit Pai, un farouche opposant à la Neutralité du Net, mesure des derniers temps du mandat Obama, Donald Trump avait sans doute déjà sonné le glas de cette philosophie voulant mettre sur le même plan tous les fournisseurs de services du Web en ne donnant pas de priorité de bande passante aux différents acteurs et aux consommateurs, qu'ils soient gros ou petits, afin de fournir une qualité de service égale pour tous.

logo fccCe principe vient d'être abrogé par décision de la FCC, permettant aux opérateurs de fournir un meilleur accès en ligne à ceux qui pourront y mettre le prix.

Si cette idée de prioritisation n'est pas dénuée de bon sens, elle ouvre surtout la voie à un Internet à deux vitesses, avec une qualité de service optimale pour ceux qui peuvent y mettre le prix et une qualité d'accès plus moyenne pour les autres, créant une discrimination et en opposition avec la notion d'Internet comme un bien public accessible à tous.

Pendant que les anti-neutralité du Net se félicitent d'une décision qui va donner les coudées franches aux opérateurs télécom, les pro-Neutralité alertent sur le risque de musellement de la parole et de la visibilité des minorités et petites entreprises, au profit des seuls grands groupes.

Si la décision de la FCC concerne avant-tout le marché US, elle est suivie de près en Europe où la question se pose également, et alors que les opérateurs télécom militent depuis des années pour abroger la Neutralité du Net ou au moins en réduire le périmètre.

Pourtant, Sébastien Soriano, président de l'Arcep, a redit récemment l'importance de cette conception du fonctionnement de l'Internet et son attachement à le maintenir. Il reste que la prise de position des USA va pouvoir alimenter le discours des opérateurs télécom en quête d'érosion de ce principe.

On notera que la consultation publique ouverte par la FCC sur cette question du maintien ou non de la Neutralité du Net est devenue un modèle de détournement et de dégradation d'un outil démocratique, avec des millions de commentaires fabriqués sur le même modèle et issus de faux comptes (bots, personnes décédées...), au point que certains y voient un "péril pour la démocratie", la voix du peuple étant étouffée sous les tentatives d'influence.

Neutralité du Net : la moitié des 21 millions de commentaires publics à la FCC sont des fakes et des bots

Pas facile de trier le bon grain de l'ivraie dans les commentaires publics recueillis par la FCC pour envisager une révision de la neutralité du Net. Plus de la moitié de ces derniers sont le fait de bots cherchant à influencer l'avis de l'autorité, selon une étude Pew Research Center.

Le président Donald Trump souhaitant détricoter les décisions prises par son prédécesseur, la neutralité du Net maintenue par Barack Obama pourrait être révisée prochainement.

logo fccLa FCC (Federal Communications Commission), dont le nouveau président nommé par Trump est opposé au principe de neutralité du Net, a permis au public de s'exprimer par des commentaires où les citoyens américains peuvent donner leur sentiment et indiquer leurs attentes.

Idéalement, le processus veut prendre le pouls de l'opinion publique vis à vis de grandes décisions à venir mais en ces temps de fake news et de jeu d'influence par les réseaux sociaux, il y a comme un grain de sable dans le mécanisme.

Une étude de Pew Research Center relève en effet que sur les quelque 21,7 millions de commentaires publics recueillis, plus de la moitié...sont le fait de bots et de comptes emails dupliqués ou temporaires pour tenter d'influencer la décision de l'Autorité.

Certains comptes sont ainsi crédités de plusieurs milliers de messages transmis à la FCC et ce méli-mélo de vrais et faux commentaires publics rend assez compliqué la compréhension de l'opinion publique sur le sujet.

Seuls 6% des commentaires ne sont pas dupliqués tandis que d'autres ont été répétés jusqu'à des centaines de milliers de fois. Dans certains cas, le même commentaire a été publié plusieurs milliers de fois dans la même seconde.

L'étude ne précise pas dans quel sens ont penché le plus les commentaires recueillis mais note qu'il est dès lors très difficile de déchiffrer les attentes du public vis à vis du maintien ou non de la neutralité du Net.


Trump nomme un farouche opposant à la neutralité du Net pour diriger la FCC

Le très fraichement investi président Trump vient d'annoncer la nomination d'un ennemi de la neutralité du Net à la tête de la FCC, le régulateur des télécommunications aux USA.

C'est une nouvelle qui a de quoi faire trembler les défenseurs de la neutralité du Net : Donald Trump vient de choisir le nouveau patron de la FCC, et son choix s'est porté sur un nom célèbre sur Internet : Ajit Pai.

Ajit Pai n'a ainsi pas manqué de commenter sa prise de poste par quelques phrases qui en disent long sur ses positions : "Les consommateurs tirent davantage de bénéfices de la concurrence que d'une régulation a priori. Les marchés libres ont apporté plus de valeur aux consommateurs américains que les marchés très réglementés."

Une déclaration qui fait écho à ses nombreuses prises de position au sein de la FCC par le passé : Ajit Pai s'était ainsi opposé aux projets de l'administration démocrate d'instaurer une régulation pour préserver la neutralité du Net si besoin. L'homme affiche un parcours atypique : du département antitrust du ministère de la Justice il était passé juriste chez Verizon avant d'être nommé au sein de la FCC en 2012 par Barack Obama.

En 2015, Ajit Pai s'est fait connaitre en affichant son opposition à la réglementation qu'a mise en place la FCC pour interdire aux opérateurs de favoriser certains services en leur allouant plus de débit. Il avait alors indiqué que cette réglementation pourrait disparaitre à l'avenir par décision de justice ou sur décision de la FCC elle-même. Désormais à la tête de la Commission, on peut s'attendre à voir la réglementation en vigueur exploser et permettre ainsi aux opérateurs de renégocier avec certains services pour leur assurer une plus grande visibilité auprès de leurs parcs de consommateurs : en clair, YouTube, Netflix ou autre diffuseur de contenu pourrait voir ses débits chuter chez certains opérateurs et FAI si ces plateformes n'engagent pas des accords de partenariat impliquant une certaine rémunération

https://www.generation-nt.com/neutralite-net-fcc-decision-obama-telecom-actualite-1949168.html

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