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Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Sam Jan 23 2016, 17:58



Présent dans une quinzaine de pays en Amérique latine ainsi qu'en Martinique, il constitue une menace pour les femmes enceintes. On le soupçonne d'entraîner des malformations du fœtus. sante: Un moustique de type Aedes albopictus, dit moustique-tigre, notamment présent en France© CDC / BSIP/CDC / BSIP Un moustique de type Aedes albopictus, dit moustique-tigre, notamment présent en France
C'est une épidémie «explosive», s'inquiétait le 13 janvier dernier un article du New England Journal of Medicine. Découvert par hasard il y a plus de cinquante ans, longtemps resté cantonné à quelques zones géographiques restreintes et considéré comme bénin même lors des premières grandes épidémies de 2007 puis 2013, le virus Zika crée désormais la panique en Amérique latine et dans les Antilles. Au point, fait sans précédent, de pousser des États (Colombie, Salvador…) à recommander aux femmes de repousser leurs projets de grossesse. Et pour cause: l'épidémie, apparue en mai 2015 au Brésil et qui progresse aujourd'hui à vitesse grand V, a permis d'identifier une nouvelle menace avec des complications neurologiques chez des bébés dont les mères ont été infectées durant leur grossesse.

«Il faut replacer les choses en perspective», rassure Arnaud Fontanet, directeur de l'unité épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris, et professeur au Cnam. «Zika est une maladie bénigne dans l'immense majorité des cas, avec cependant deux complications rares qui en font la gravité: le syndrome de Guillain-Barré et un risque de microcéphalie chez les fœtus dont la mère a été infectée durant la grossesse, dont le risque est plus élevé et justifie d'être attentif.» Le lien entre infection au virus Zika pendant la grossesse et microcéphalie n'est encore qu'une «suspicion», selon la position officielle de l'Organisation mondiale de la santé. Mais, précise Arnaud Fontanet, «nous avons d'une part des arguments épidémiologiques, avec une coïncidence de l'épidémie de Zika et de l'augmentation du nombre de microcéphalies diagnostiquées, et d'autre part de plus en plus de “case report”, avec mise en évidence du virus dans le liquide amniotique des mères d'enfants malades ou chez des fœtus mort-nés.»
Probablement introduit au Brésil lors de la Coupe du monde de football, le virus s'est très vite étendu et une vingtaine de pays sont désormais concernés. En Guyane, 45 cas sont confirmés. Dans les Antilles, les premiers cas ont été identifiés en Martinique début décembre et à peine un mois et demi plus tard, «nous en sommes à un total de 102 cas confirmés, dont 55 la semaine dernière, et 1255 cas évocateurs vus en consultation», précise Christian Ursulet, directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) de Martinique. Si l'épidémie martiniquaise suit la même dynamique que celle survenue en Polynésie française en 2013, Zika pourrait infecter près de 50.000 Martiniquais en six mois. Un cas a été confirmé en Guadeloupe et un autre à Saint-Martin. «D'expérience, il y a généralement un mois d'écart entre les épidémies en Martinique et en Guadeloupe», précise Christian Ursulet.

L'arrivée du virus en métropole n'est probablement qu'une question de temps
Le préfet de Martinique, Fabrice Rigoulet-Roze, a déclenché mercredi «le niveau 3 du programme de surveillance, d'alerte et de gestion des émergences (Psage), pour permettre une mobilisation de tous les acteurs dans une articulation renforcée.» Les 34 communes de l'île, les trois intercommunalités, la collectivité territoriale et des services comme les pompiers seront réunis dès lundi à la préfecture pour mettre en place un grand programme de destruction des gîtes larvaires. La population doit être sensibilisée aux risques et aux moyens de protection et de lutte par une campagne médiatique et «40 volontaires sont en cours de recrutement pour aller visiter les habitants», ajoute le préfet. «Concernant les femmes enceintes, nous avons mis en place un comité de suivi avec des représentants de toutes les professions concernées (pharmaciens, services de protection maternelle, gynécologues, maternités…), précise Christian Ursulet. Notre objectif est qu'aucune femme enceinte ne passe entre les mailles du filet, alors qu'habituellement environ 10 % ne sont pas suivies pendant la grossesse.» La Direction générale de la santé a recommandé hier un suivi médical renforcé pour celles qui vivent dans les zones touchées par l'épidémie, et conseille aux femmes enceintes ou prévoyant de l'être et souhaitant se rendre dans les zones concernées de reporter «leur projet de voyage, ou, en tout cas de consulter un médecin avant le départ».
Quant à l'arrivée du virus en métropole, elle n'est probablement qu'une question de temps, estiment les experts. D'autant que le moustique-tigre, l'un des vecteurs potentiels du virus Zika, est établi sur une grande partie du territoire. «La saison de transmission s'étale de mai à novembre, mais surtout août-septembre», précise Arnaud Fontanet. Qui là encore se montre rassurant: «On l'a bien vu avec la dengue et le chikungunya: il y a eu quelques cas dans le sud de la France, mais ils sont restés une poignée. D'une part parce que la réactivité a été très rapide pour lutter contre les moustiques. Et les conditions de transmission ne sont pas les mêmes: en métropole, les moustiques sont moins nombreux.» Signe que la menace se rapproche néanmoins, deux premiers cas de Zika ont été confirmés en Espagne vendredi soir par les autorités sanitaires catalanes, selon El Pais. Si les deux femmes, d'origine sud-américaines, «ne présentent aucun danger pour la santé publique», ce diagnostic confirme la rapidité de propagation de la maladie.
Angoisse à New York: trois habitants testés positif au VIRUS ZIKA
Trois habitants de New York ont été testés positif au virus Zika, responsable de graves malformations du foetus et d'une augmentation des naissances de bébés avec une boîte crânienne anormalement petite en Amérique latine, ont annoncé vendredi les autorités de santé. Ces trois personnes avaient voyagé hors des Etats-Unis dans des régions où le moustique tigre vecteur du virus progresse rapidement, ont précisé les responsables de la santé de l'Etat de New York. "Une des personnes contaminées est complètement guérie et les autres vont mieux", ont-ils ajouté.
Pas de traitement, ni de vaccin

Les Etats-Unis ont recommandé vendredi aux femmes enceintes de ne pas voyager dans 22 pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Des milliers de cas de microcéphalie ont été recensés en Amérique latine chez les nourissons, et les autorités de New York ont invité à la prudence ceux qui se rendent dans ces régions. "Nous appelons les habitants, et en particulier les femmes enceintes, à se renseigner avant d'entreprendre un voyage dans ces pays", a déclaré le responsable des services de santé de l'Etat de NewYork, Howard Zucker.
Il n'existe pas de traitement curatif, ni de vaccin contre cette maladie, seulement des traitements des symptômes. Ces manifestations sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées, et se manifestent dans les trois à 12 jours qui suivent la piqûre par le moustique.
L'Organisation panaméricaine de santé (OPS) a fait état de 13.500 personnes touchées par le virus en Colombie et d'une centaine de bébés présentant une microcéphalie, le gouvernement tablant sur 600.000 cas en 2016.
Au Brésil, 3.893 cas (dont 49 décès) ont été recensés en 2015, contre 1.248 en novembre, et seulement 147 sur toute l'année 2014. Le virus Zika frappe aussi au Salvador (5.561 malades) et au Honduras (608). Quelques dizaines de cas sont recensés dans d'autres pays. Le moustique-tigre s'installe en France. Porteur du virus Zika, qui a fait des dégâts en Afrique et notamment au Gabon, sa présence est préoccupante. La France pourrait prochainement devoir faire face à un problème sanitaire. Le coupable? Le moustique-tigre, qui arrive dans l’hexagone, et qui apporte avec lui la fièvre Zika, une maladie tropicale. Ce genre de moustiques est plus dangereux que ceux dont on a l’habitude. Ce sont par exemple eux qui peuvent être porteurs de virus mortels comme la dengue et le chikungunya. Cela fait déjà quelques années qu’il est présent dans le sud, et sa population se renforce. Si on en parle aujourd’hui, c’est que le virus Zika pourrait s’avérer moins inoffensif que prévu d’après une étude publiée dans la revue Plos Neglected Tropical Diseases. Il provoque une forte fièvre, des éruptions cutanées, des migraines, troubles intestinaux et bien d’autres symptômes. De quoi s’alarmer donc. Alors que le ministère de la Santé vient de confirmer l’identification, en Guyane et en Martinique, de deux premiers cas de personnes contaminées par le virus Zika.
Comment le virus Zika se transmet-il ?

Le virus Zika appartient à la famille des Flaviviridae du genre Flavivirus, comme ceux de la dengue. Il se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqure de moustique du genre Aedes, dont Aedes aegypti. En cas de piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d'incubation chez le moustique de l'ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqure, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine.
Comment se protéger de l’infection par le virus ?

Les mesures de protection contre les piqures de moustiques sont donc indispensables pour lutter contre le développement d’une épidémie. Outre les vêtements couvrants, il s’agit d’utiliser des produits répulsifs adaptés (en respectant les précautions d’emploi) et de protéger les berceaux et poussettes par des moustiquaires.
Quand se protéger contre ces moustiques ?


Contrairement au moustique vecteur du paludisme, l’Aedes est principalement actif le jour avec une recrudescence d’activité le matin et en fin de journée. Il faut donc se protéger contre les piqûres de moustique, y compris la journée.
Quels sont les symptômes en cas d’infection par le virus Zika ?

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées. Ils se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqure par le moustique contaminé. Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un oedème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparait peu élevée. Mais un grand nombre de cas sont asymptomatiques.
Existe-t-il un traitement
contre le virus Zika ?

Il n’existe pas de traitement curatif, ni vaccin et le traitement est donc symptomatique (traitement des symptômes). Attention, l'utilisation d'aspirine est fortement déconseillée en raison des risques de saignement.
Certaines personnes sont-elles
plus à risque ?

Les femmes enceintes sont particulièrement à risque puisque susceptibles de développer des malformations congénitales. Il leur est recommandées de consulter leur médecin pour assurer un suivi, si elles résident ou se rendent dans des zones où le virus est présent.
Que recommandent les autorités sanitaires face à cette menace ?

Le ministère de la santé recommande aux personnes résidant ou devant se rendre dans ces régions pendant les vacances scolaires d’adopter un certain nombre de mesures visant à prévenir toute dissémination du virus :
Détruire les larves ainsi que les gites potentiels de reproduction des moustiques autour et dans l’habitat (en supprimant, les soucoupes sous les pots de fleurs et en vidant au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l’eau stagnante : détritus, gouttières…)
Se protéger des piqures de moustiques en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés (en respectant les précautions d’emploi, en particulier chez l’enfant et la femme enceinte) ainsi que des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson ;
Protéger l’habitat (moustiquaires, diffuseurs électriques, tortillons….).
Des mesures particulières sont-elles prises en Martinique et Guyane ?

Selon le ministère de la Santé, les Agences régionales de santé de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe sont mobilisées pour mettre en oeuvre toutes les mesures permettant de surveiller et de limiter la dissémination du virus et de prendre en charge les personnes concernées contaminées par ce virus émergent. Les professionnels de santé sont informés de la mise en oeuvre de ces dispositions.
Neuf cas de virus Zika
identifiés en Europe


Deux cas ont été signalés en Espagne, trois au Royaume-Uni et quatre en Suisse. Tous les malades ont été contaminés en Amérique du Sud.
Ce sont les premières victimes du virus Zika formellement identifiées par les autorités sanitaires sur le continent européen. En Espagne, en Grande-Bretagne et en Suisse, neuf personnes l'ont contracté lors de voyages en Amérique du Sud. Et si la France métropolitaine n'est pas encore concernée, les Antilles françaises sont déjà touchées par la maladie transmise à l'humain par les moustiques.
Deux cas en Espagne

L'Agence de santé publique de Catalogne a compté deux cas de contamination, rapporte El Pais (en espagnol), vendredi 22 janvier. Deux femmes sud-américaines, âgées de 30 et 45 ans, ont contracté le virus Zika "lors d'un voyage dans leur pays d'origine, fin 2015", précise le quotidien. Elles sont à présent "en parfaite santé", selon le ministère de la Santé.
C'est en effet en Amérique du Sud que le virus est pour l'instant le plus répandu. L'épidémie actuelle a débuté au Brésil en mai 2015 avant de se propager dans les pays voisins, dont la Colombie, le Paraguay et jusqu'au Mexique.

Trois cas en Grande-Bretagne


Trois Britanniques ont également contracté le virus Zika après avoir été piqués par des moustiques en Colombie, au Suriname et en Guyana, selon le ministère de la Santé, cité par la BBC. Le ministère rappelle toutefois que le virus n'est pas contagieux et que la plupart des symptômes sont proches de ceux de la grippe. En revanche, il existe des cas de transmission entre une mère et son fœtus, pouvant entraîner des malformations congénitales.
Quatre cas en Suisse

Là encore, les patients étaient des voyageurs de retour d'Amérique Latine, précise la Radio télévision suisse. Des cas "bénins" identifiés en novembre, selon un médecin cité par la RTS, dans lesquels les malades présentaient "de la fièvre, des douleurs articulaires et une éruption cutanée". Les autorités sanitaires suisses, comme les États-Unis, recommandent à présent aux femmes enceintes d'éviter les pays les plus touchés.
Source : Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes - 19 décembre 2015

OMS: le virus Zika
se propage de "manière explosive"


L'épidémie de Zika, bénigne en apparence mais soupçonnée de provoquer une grave malformation congénitale, "se propage de manière explosive" sur le continent américain, a annoncé jeudi la directrice générale de l'OMS, qui a annoncé une réunion du comité d'urgence le 1er février.

"Le virus a été détecté l'an dernier dans la région des Amériques, où il se propage de manière explosive", a déclaré Margaret Chan lors d'une réunion d'information aux Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.
Un niveau d'alerte "extrêmement élevé"

Actuellement, "des cas ont été notifiés dans 23 pays et territoires dans la région. Le niveau d'alerte est extrêmement élevé", a-t-elle ajouté.
Face à la gravité de la situation, Mme Chan a décidé de convoquer un comité d'urgence le 1er février. Les experts devront décider si l'épidémie constitue "une urgence de santé publique de portée internationale", a précisé l'OMS dans un communiqué. L'organisation est particulièrement inquiète du fait de "la possibilité d'une propagation au niveau international".
Zika: l'inévitable implantation du virus en métropole attendue en mai
L'Europe est en alerte. Après un premier cas de virus Zika détecté au Danemark et l'avertissement de Marisol Touraine, la ministre de la Santé qui conseille aux femmes enceintes de reporter leur voyage "en Martinique, Guyane ou dans les territoires d'outre-mer", le virus Zika affole les autorités politiques et sanitaires. Attention, ce n'est qu'un début. Véhiculé par une espèce de moustique-tigre, l'agent pathogène devrait arriver en métropole aux alentours de mai.
Des cas importés des zones à risque

Que ce soit au Royaume-Uni, en Italie, en Suisse ou au Danemark, les cas de contamination sont rapportés de l'étranger, notamment par des touristes revenus d'Amérique du Sud ou des Caraïbes. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Zika, déjà présent dans 21 des 55 pays du continent américain, va continuer à s'étendre. Pour l'instant, aucune infection n'a été constatée chez des femmes enceintes. S'il ne provoque généralement que des symptômes grippaux bénins, le virus est en revanche soupçonné d'entraîner de graves malformations pour le fœtus.
Le virus arrivera-t-il chez nous, en métropole? "Oui mais pendant la période des moustiques, pas en ce moment. Les cas importés pourront être transportés chez des gens sains. Mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour l’instant", tranche le docteur Alain Ducardonnet, sur BFMTV.
En métropole, la saison du moustique n'a pas encore commencé
C'est logique, hors des cas importés, le virus se propage en même temps que les moustiques se réveillent. "En Europe, les moustiques tigres sont actifs de mai à novembre, donc pour le moment il n’y a pas de réel risque de dissémination", indique au Progrès Harold Noël, épidémiologiste spécialiste des maladies tropicales.
Pour l'heure, le site de veille vigilance-moustique.com balaie la France métropolitaine de vert. A l'inverse des Antilles françaises, de La Réunion et de Mayotte, notées en alerte rouge.
En métropole, l'habitat de ce moustique de la famille Aedes se situe dans le sud de la France, autour du bassin méditerranéen, et remonte à l'est jusqu'au Bas-Rhin. L'entomologiste Anna-Bella Failloux, de l'Institut Pasteur, précisait à BFMTV.com fin janvier que la version "tempérée" du moustique-tigre, de son nom scientifique Aedes albopictus, faisait l'objet de tests afin de déterminer sa capacité à transmettre le virus Zika. Le scénario semble plausible puisqu'il a déjà été un vecteur de la dengue et du chikungunya.
Quant à se cantonner au sud de la France, c'est là une autre question. Le Parisien rappelle que le "moustique-tigre a déjà été repéré à Paris, dans le Val-de-Marne, en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis" en 2014.
Plantes qui font fuir les moustiques


Le basilic à petites feuilles


Alliacés : ail, oignon, ciboulette


La lavande


Le géranium odorant


La verveine citronnelle


La mélisse


L’aurone











Dernière édition par Admin mayanne le Mer Mai 10 2017, 04:12, édité 6 fois
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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Mer Fév 03 2016, 02:44
Des autorités sanitaires du Texas ont annoncé, mardi 2 février, un cas de transmission par contacts sexuels du virus Zika. Potentiellement dangereux pour les femmes enceintes et responsable lié à des malformations néonatales au Brésil, le virus est en pleine expansion en Amérique latine.


"Le patient a été infecté par le virus après avoir eu des relations sexuelles avec une personne malade de retour d'un pays où le virus est présent", ont précisé les services de santé du comté de Dallas dans un communiqué.
"Une urgence de portée internationale", selon l'OMS
Transmis comme la dengue et le chikungunya par les moustiques du genre Aedes qui sévissent entre les tropiques, le virus laissait craindre aux scientifiques de possibles transmissions par voie sexuelle. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que le virus constituait une "urgence de santé publique de portée internationale".
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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Jeu Mai 12 2016, 11:20
Des chercheurs belges bloquent le virus Zika chez des souris

Un antiviral expérimental efficace contre l’hépatite C est capable d’inhiber le développement du virus Zika chez des souris, rapporte la VRT. Telle est la découverte de scientifiques du laboratoire de virologie et de chimiothérapie de la KU Leuven dont les résultats ont été mis publiés dans la revue PLoS Neglected Tropcial Diseases.

Les chercheurs ont étudié les inhibiteurs de l’hépatite C, un virus apparenté au virus Zika. Lorsque les souris sont infectées par le virus Zika, elles développent des symptômes semblables à ceux de l’homme. Lorsqu’elles sont traitées avec l’inhibiteur de virus de l’hépatite C, le développement de la maladie ralentit.

Nouvelles perspectives

« Le médicament expérimental utilisé contre l'hépatite C n’est pas encore très puissant. Cette étude ouvre toutefois de nouvelles perspectives importantes car nous pouvons maintenant tester l'efficacité d'autres médicaments et vaccins antiviraux prometteurs contre le virus Zika », a expliqué Johan Neyts, virologue responsable de l’étude.
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Le virus Zika est un Flavivirus transmis par les moustiques du genre Aedes. Répandu en Asie et en Afrique, il est récemment apparu en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les symptômes les plus courants sont la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires et articulaires, les éruptions cutanées et l’irritation des yeux. Seule une faible proportion des personnes infectées développe le syndrome de Guillain-Barré, une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique. Les femmes enceintes infectées par le virus Zika peuvent le transmettre au virus.

Actuellement, il n’existe pas de vaccin capable de prévenir ou de traiter le virus Zika. Suite à la propagation du virus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété l’état d’urgence de santé publique de portée mondiale afin de limiter le plus rapidement possible l’épidémie.
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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Ven Juin 24 2016, 11:57
Les signes et symptômes du virus Zika

Arbovirus transmis par le moustique du genre Aedes (moustique tigre), le virus Zika n’a malheureusement pas fini de faire parler de lui. Cependant, lorsque le patient présente des symptômes, ceux-ci restent en général bénins et disparaissent en 2 à 7 jours. Mais quels sont ces signes et symptômes ?

Éruption cutanée

Chez certains patients atteints du virus Zika, on constate une éruption maculopapulaire (petites taches qui s’élèvent sur la peau), parfois prurigineuse, débutant sur le visage ou le thorax, qui s’étend ensuite au reste du corps.

C’est le même type d’éruption cutanée pouvant survenir au cours d’une maladie fébrile d’origine infectieuse.

L’évolution est spontanément favorable



État grippal

En plus de l’éruption cutanée, les symptômes du virus Zika s’apparentent souvent à ceux détectés lors d’un état grippal :

- fièvre légère (moins de 38,5 °C) ;

- maux de tête ;

- courbatures ;

- fatigue.

Ces symptômes sont courants en cas d’infection, mais si vous présentez un état grippal après avoir été piqué par un moustique tigre ou après un séjour dans une zone à risque, il est préférable d’en informer un médecin.

Douleurs au niveau des articulations (arthralgie)

Certaines personnes infectées par le virus Zika peuvent présenter de l’arthrite ou une arthralgie transitoire (douleurs articulaires).

Il y a également une possibilité de gonflement articulaire.
Ces douleurs et gonflements sont généralement localisés au niveau des plus petites articulations des mains et des pieds.


Conjonctivite

En cas d’infection par le virus Zika, une conjonctivite (inflammation de la conjonctive qui rend l’œil rouge) ou une douleur derrière les yeux peut également apparaître.

Comme les autres symptômes, la conjonctivite disparait habituellement par elle- même en quelques jours.

Aucun symptôme !

Lorsqu’une personne est contaminée par le virus Zika, des symptômes n’apparaissent pas obligatoirement.

En effet, on estime que seulement 1 personne sur 4 présentera les symptômes.

A priori, l’infection est immunisante, ce qui signifie qu’on ne peut pas la contracter deux fois.

Zika et ses conséquences chez l’homme restent toutefois encore mal connus.

Quelles sont les complications possibles du virus Zika ?

Il existe des complications en lien avec l’infection par le virus Zika.

Des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin ont été observées chez des fœtus et des nouveau-nés de mères enceintes pendant la période épidémique.


D’après un rapport de l’Agence brésilienne de la Santé daté du 23 mars 2016, près de
6670 cas suspects de microcéphalie et/ou de malformations du système nerveux ont été recensés entre 2015 et mars 2016.


Cette augmentation est concomitante au nombre d’infections par le virus Zika.


De plus, on constate des complications neurologiques de type syndrome de Guillain- Barré, en lien avec l’infection par le virus Zika, au Brésil et en Polynésie française.
Le premier décès directement imputable au Zika, d’un patient atteint par un syndrome de Guillain-Barré, est survenu le 19 mai 2016 en Martinique.



http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx? doc=signes-symptomes-virus-Zika&utm_source=newsletter&utm_campaign=sante- remedes-homeopathiques&utm_medium=quotidienne-
23062016&osde=OSD.mgueobhqqm_fo_rcykyuf_noz_ysn
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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Mer Juil 13 2016, 00:06
Les symptômes du chikungunya

Le chikungunya est une maladie virale infectieuse qui nous vient des tropiques.
Les symptômes du chikungunya sont généralement les suivants :

3 jours de forte fièvre, arrivant brutalement
douleurs articulaires, très intenses et parfois incapacitantes, se situant particulièrement autour des poignets, des chevilles et des phalanges
Parfois douleurs musculaires et maux de tête
Parfois grande fatigue et éruption cutanée, démangeaisons par exemple au niveau de la voute plantaire
parfois hémorragies bénignes au niveau des gencives, particulièrement chez les enfants
Ces boutons peuvent réapparaitre pendant plusieurs mois
A noter que les enfants peuvent parfois ne pas faire de boutons
Symptômes étalés sur 5 à 10 jours

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant.

Le nom « chikungunya » signifie « se recourber, se recroqueviller ». En effet, cette maladie donne aux personnes malades des douleurs articulaires intenses et donc un aspect courbé.

Le Temps d’incubation du chikungunya est généralement de 4 à 7 jours.
Une personne qui a été infectée par le chikungunya est considérée comme immunisée à vie.
Les Population à risque concernant le chikungunya sont les nourrissons et les enfants, les femmes enceintes, les personnes fragiles, malades ou âgées. Pour ces populations, la maladie peut aller jusqu’au décès ou entraîner de graves séquelles.
il n’existe aucun traitement spécifique pour lutter contre le chikungunya. Le traitement du chikungunya consiste à s’occuper des symptômes : faire baisser la fièvre et prendre des anti-douleurs.

Le chikungunya peut être véhiculé en France métropolitaine par le moustique tigre. Le moustique se contamine avec le virus en ingérant le sang d’un humain porteur du virus. Le virus se multiplie ensuite dans les cellules de l’insecte (principalement dans le tube digestif ). Après le temps d’incubation, le virus arrive dans les glandes salivaires et le moustique peut alors inoculer le virus à d’autres personnes.
On comprend bien que la simple piqure du moustique tigre ne suffit pas pour inoculer le virus. Il faut qu’il ait préalablement piqué une personne infectée par le virus.


Les symptômes de la dengue

La dengue est une maladie virale infectieuse qui nous vient des tropiques. Il existe différents virus de la dengue. Le moustique tigre est un des vecteurs de la dengue. Ce moustique est présent en France métropolitaine, mais n’est pas nécessairement porteur du virus. Pour ce faire, il faut qu’il ait préalablement piqué une personne porteuse du virus.

Les Symptômes de la dengue sont généralement les suivants :

fatigue
fièvre
nausées
vomissements
maux de tête
douleurs articulaires
douleurs musculaires
boutons

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant.

Le Temps d’incubation varie, généralement entre 2 et 7 jours
Le temps de guérison est environ 1 semaine mais varie évidemment d’une personne à l’autre, et en fonction de l’âge et de l’état général de santé de la personne infectée.

Une personne qui a contracté le virus est immunisée à vie pour le virus contracté, mais cette immunité n’est que temporaire et partielle pour les autres virus.

Il semblerait que la contraction d’un second virus puisse être à l’origine de complication ou d’aggravation des symptômes.

Certaines population sont plus à risque que d’autres, notamment : les nourrissons et les enfants, les femmes enceintes, les personnes fragiles, malades ou âgées. Pour eux la maladie peut aller jusqu’au décès ou entraîner de graves séquelles.

Il n’existe actuellement aucun médicament pour lutter contre le virus. Le seul traitement consiste à limiter les symptômes : contrôler la fièvre et la douleur

Pour en savoir plus :














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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Mar Oct 04 2016, 12:24
Zika: le virus menacerait aussi le cerveau des adultes

Le moustique Aedes aegypti, insecte vecteur du virus Zika, photographié dans un laboratoire du ministère de la Santé du Salvador, le 7 février 2016.

Le moustique Aedes aegypti, insecte vecteur du virus Zika, photographié dans un laboratoire du ministère de la Santé du Salvador, le 7 février 2016.

Une étude publiée aux Etats-Unis ce jeudi met en évidence l'effet dévastateur du virus Zika sur un certain type de cellules du cerveau adulte, et pas seulement celui de foetus.

Plus on en apprend sur le Zika, plus on découvre ses méfaits. Des recherches menées sur des souris ont révélé l'effet dévastateur du virus sur des cellules du cerveau adulte, selon une étude publiée dans la revue Cell Stem Cell, ce jeudi. Les cellules impliquées dans l'apprentissage et la mémoire peuvent être détruites par ce virus.

L'effet du virus sur le foetus, en particulier le risque de microcéphalie, est désormais bien documenté, Ses conséquences sur les adultes l'est moins. "Les effets sur le cerveau adulte sont sans doute plus subtils mais maintenant nous savons à quoi nous attendre", affirme l'une des co-auteures, Sujan Shresta, professeure à La Jolla Institute of Allergy and Immunology. "Il est avéré que Zika peut pénétrer le cerveau adulte et faire des ravages".
Des souches essentielles pour l'apprentissage et la mémoire

Le cerveau des foetus est principalement composé de cellules souches neurales, particulièrement sensibles au Zika. En cas d'infection par le virus, leur fonctionnement normal est altéré et elles sont bien plus nombreuses à mourir. Quand elles survivent, leur croissance est stoppée net, selon une étude publiée en mars dernier par la même revue.

On estime jusqu'à présent que la plupart des neurones adultes sont résistants au virus, raison pour laquelle ses effets sont moins dévastateur que chez le foetus. Mais l'adulte conserve certaines cellules souches neurales, essentielles pour l'apprentissage et la mémoire, précise le Washington Post.
Des modèles pas forcément transposables à l'homme

Les chercheurs se sont concentrés sur ces cellules du cerveau destinées à devenir des neurones. Elles se sont révélées particulièrement sensibles au virus mais seulement dans deux parties du cerveau, dont l'hippocampe.

Reste que les modèles établis sur des souris ne sont pas forcément transposables à l'homme. En outre, les chercheurs ont souligné que les effets sur le cerveau à long terme étaient difficiles à prédire.

Selon le docteur Shresta, la sensibilité de ce type de cellules au virus pourrait expliquer l'apparition du syndrome de Guillain-Barré (SGB) chez certains malades infectés par le Zika, une fois que le virus a disparu. Le SGB, maladie auto-immune, frappe le système nerveux périphérique et se manifeste par un affaiblissement général voire une paralysie progressive. Mais pour éventuellement arriver à le prouver il faudra de plus amples recherches.

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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Mer Mai 10 2017, 03:56

L’animal de loin le plus dangereux pour l’homme est le moustique

Quel est l’animal le plus dangereux pour l’homme? Ce n’est pas l’homme, pas le requin, mais le moustique. Selon des statistiques compilées par le blog de Bill Gates, les humains ont tué en 2015 environ 580.000 de leurs semblables, les serpents 60.000 et les moustiques indirectement via les maladies transmises 830.000 personnes. Au passage, les requins qui font si peur n’en ont tué que 6, les chiens 17.400 et les crocodiles 1.000!

Les moustiques, les femelles en l’occurrence, sont en fait une aiguille hypodermique ailée. Leur longueur dépasse à peine cinq millimètres. Ils ont six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à leur odorat qu’ils nous repèrent, attirés par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Ils sentent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrivent jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en les chassant, plus nous devenons intéressants.

Le problème, c’est évidemment ce qu’ils propagent comme le virus Zika, la dengue, la fièvre jaune et surtout la malaria ou paludisme. «Nous devons garder à l’esprit que la très grande majorité des maladies transmises par les moustiques et des décès qui en résultent sont liés à la malaria», écrit Bill Gates.

La malaria est une infection parasitaire propagée par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles. Elle affecte les être humains depuis plus de 50.000 ans. Elle provoque des tremblements, des fièvres, des nausées et peut provoquer des défaillances d’organes. Cette maladie est responsable de plus de la moitié des morts causées par les moustiques dans 91 pays et pour l’essentiel en Afrique subsaharienne.

Il n’y aucun vaccin contre la malaria. Un programme pilote doit être lancé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2018 dans trois pays. Mais la prévention est efficace et s’est traduite, toujours selon l’OMS, par une baisse de 62% des morts liées à cette maladie entre 2000 et 2015. En tout, 6,8 millions de vies ont ainsi été sauvées.

La dengue est aussi une maladie transmise par les moustiques devenue très préoccupante. Elle est devenue l’une des principales causes d’hospitalisation et de morts des enfants dans certains pays asiatiques et d’Amérique latine.


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Re: Virus Zika, le nouveau fléau propagé par les moustiques tigres

le Jeu Juil 20 2017, 11:02
[size=24]Des moustiques stériles pour limiter les épidémies

Verily, une entreprise américaine spécialisée dans la recherche sur les sciences de la vie (anciennement Google Life Sciences), vient de lancer un vaste plan de libération dans la nature de moustiques stériles. Objectif : endiguer la prolifération de moustiques, vecteurs de virus.

En France métropolitaine, le risque lié aux piqûres de moustiques n'est pas toujours pris au sérieux. Pourtant, ces petits insectes sont susceptibles de transmettre, notamment, le virus Zika, la dengue ou le chikungunya, engendrant ainsi des maladies particulièrement graves. De nombreuses recherches visent à mettre au point une méthode efficace pour enrayer les épidémies qui en résultent.

Une idée consiste à anéantir, le plus naturellement possible, les populations de moustiques à l'origine de la propagation de ces maladies. C'est justement ce qu'espère obtenir Verily (anciennement Google Life Sciences) en relâchant des colonies de moustiques un peu particulières.

Verily et ses moustiques infectés par la bactérie Wolbachia

En effet, dans la nature, les moustiques mâles infectés par la bactérie Wolbachia deviennent stériles. Alors, Verily a décidé d'en élever des hordes pour les libérer ensuite à Fresno (Californie), sans risque de piqûre supplémentaire pour la population puisque les moustiques mâles ne piquent pas.

L'objectif est de relâcher, à partir d'aujourd'hui, pas moins d'un million de moustiques stériles chaque semaine pendant quelque vingt semaines consécutives. Les moustiques femelles avec lesquels ceux-ci s'accoupleront ne donneront jamais de descendance et la population totale devrait naturellement aller décroissante en peu de temps.

Pour en savoir plus
Des moustiques sans sperme contre le paludisme

Article de Bruno Scala, paru le 11/08/2011

Pour faire face au paludisme, fléau dévastateur, de nombreux espoirs de lutte sont placés dans l'utilisation de moustiques génétiquement modifiés. Une équipe de chercheurs a travaillé sur la mise au point de moustiques stériles, obtenant des résultats concluants.

Chaque année, le paludisme tue entre 1 et 3 millions de personnes soit environ un mort toutes les 30 secondes. On comprend pourquoi les scientifiques cherchent activement des solutions pour freiner voire éradiquer la propagation du paludisme.

Le principal responsable de ce fléau est le moustique Anopheles gambiae qui transmet l'agent pathogène (un protozoaire du genre Plasmodium) de la maladie. Le but des chercheurs est donc de diminuer les populations de moustiques. Jusqu'à présent, les produits chimiques représentaient la solution la plus commune mais pour des raisons sanitaires évidentes, les recherches portent de plus en plus sur des moyens de lutte non chimiques, en ayant recours à des moustiques génétiquement modifiés par exemple.

Nombre de morts à cause de la malaria en 2006, sur des populations de 1.000 personnes.

Rendre les mâles stériles par modification génétique est une des solutions envisagées. Elle est sans danger pour les populations humaines et est en théorie particulièrement efficace. Si les mâles sont stériles, ils ne peuvent pas se reproduire et les populations de moustiques diminuent.
Des moustiques génétiquement modifiés

En revanche, la méthode est techniquement périlleuse. Il s'agit d'empêcher la production de sperme sans altérer les autres fonctions physiologiques de l'insecte. Concernant cette difficulté, il semble que les expériences de Janis Thailayil de l'Imperial College London et ses collègues soient un succès.

En utilisant une technique moléculaire (l'interférence ARN) qui consiste à insérer un brin d'ARN dans les embryons de moustiques, les chercheurs ont provoqué la désactivation d'un gène essentiel pour le développement des testicules, annihilant ainsi la production de spermatozoïdes.

Non seulement cette manipulation génétique n'a pas altéré les autres fonctions physiologiques des moustiques mâles, mais les tests en laboratoires, décrits dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, ont en plus montré que les femelles réagissaient normalement à cette modification lors de la reproduction. Ce qui veut dire qu'une fois qu'elles se sont accouplées avec un mâle stérile, elles ne se rendent pas compte de la supercherie et ne se dirigent pas vers d'autres mâles.
Vers une production de masse ?

En outre, les femelles pondent un nombre normal d'œufs (non fécondés, bien entendu). À titre de comparaison, celles qui se sont accouplées avec des mâles stériles ont pondu dans 74 % des cas, avec une moyenne de 58 œufs, tandis que 83 % des femelles s'étant accouplées avec des mâles fertiles ont pondu, avec une moyenne de 49 œufs par ponte. Aucune différence significative, donc.

Bien sûr, les femelles qui ont pondu des œufs, qu'elles se soient accouplées avec un mâle stérile ou fertile, ont eu recours à des repas sanguins pour alimenter leur portée et ont donc potentiellement transmis le parasite responsable du paludisme. Mais c'est à la génération suivante que les résultats commencent à se faire sentir puisque les femelles pondent des œufs non fécondés.

Le problème majeur est qu'en l'absence de descendance, la modification génétique ne peut évidemment pas se transmettre. Ainsi, le défi est maintenant de produire des mâles stériles en grande quantité.

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Un moustique qui pique vu au microscope  Sur cette vidéo, on peut observer comment un moustique fait bouger sa trompe (ou proboscis, en marron) à la recherche d'un vaisseau sanguin dans la peau d'une souris anesthésiée. Contrairement à une seringue, celle-ci n'est pas rigide mais bel et bien souple. Il finit enfin par trouver son bonheur autour de la 20e seconde et commence à aspirer le sang qui passe à sa portée.

A voir vidéo :


http://dai.ly/x1328nf



http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-moustiques-steriles-limiter-epidemies-32749/#xtor=RSS-8







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